Madagascar n'a pas été épargné par le tirage. Avec le Ghana, le Mali et les Comores dans le même groupe, les Barea devaient rapidement montrer qu'ils pouvaient rester dans la course. Malgré cette difficulté, tout n'était pas fermé, surtout après un début de campagne contrasté mais loin d'être catastrophique.
Après une courte défaite contre le Ghana puis une victoire nette face au Tchad, Madagascar restait au contact. Ce genre de départ ne garantit rien, bien sûr, mais il permet au moins de continuer à croire à une vraie bataille pour les premières places.
Pourquoi Madagascar pouvait encore y croire
Le principal point positif, c'est que l'écart restait faible. Dans un groupe aussi serré, quelques bons résultats suffisent parfois à changer complètement la dynamique. Le Mali et les Comores semblaient mieux placés à ce moment-là, mais la campagne était encore longue.
Pour Madagascar, l'objectif immédiat était clair: éviter de perdre les confrontations directes les plus importantes. Un bon résultat contre le Mali, puis un match solide contre les Comores, pouvaient totalement relancer l'équipe dans la lutte pour la première place.
Les Barea avaient aussi pour eux un souvenir encore frais: la CAN 2019, où ils avaient surpris beaucoup de monde en atteignant les quarts de finale. Ce parcours n'assure pas une qualification mondiale, mais il prouve que cette sélection est capable de dépasser les attentes quand elle trouve de la confiance et de la discipline.
Ce qui rendait la mission compliquée
Le vrai problème, c'est le niveau des adversaires directs. Le Ghana possède davantage d'expérience sur les grandes campagnes internationales, tandis que le Mali reste une équipe athlétique, solide et difficile à manœuvrer. Même les Comores, souvent sous-estimées, étaient devenues un concurrent sérieux.
Dans ce format, chaque faux pas pèse lourd. L'Afrique n'envoie pas toutes ses équipes au Mondial, et terminer premier du groupe reste la voie la plus simple. Finir deuxième peut encore laisser une porte entrouverte, mais le chemin devient beaucoup plus risqué avec les barrages.
Comment fonctionne la qualification africaine
Pour la Coupe du monde 2026, les premiers de chacun des groupes africains obtiennent directement leur billet. Les meilleurs deuxièmes peuvent encore espérer passer par un tour supplémentaire, puis par des barrages intercontinentaux. Autrement dit, la marge d'erreur existe, mais elle reste très petite.
Pour Madagascar, cela voulait dire une chose simple: rester au plus près de la tête du groupe aussi longtemps que possible. Une équipe outsider ne peut pas se permettre de décrocher trop tôt si elle veut continuer à croire à l'exploit.
Alors, qualification possible ou rêve trop ambitieux ?
Oui, la qualification restait possible. Elle n'était pas facile, ni même probable face aux forces en présence, mais elle n'avait rien d'impossible non plus. Madagascar devait surtout gagner les matches à sa portée et prendre au moins quelques points dans les affiches les plus compliquées.
Au fond, tout dépendait de la régularité. Les Barea n'avaient pas besoin d'être spectaculaires à chaque sortie, mais ils devaient être constants, solides et opportunistes. Dans une campagne africaine aussi ouverte, c'est souvent ce type de sérieux qui permet de rester vivant jusqu'au bout.
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